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Protection spirituelle

TU TIENS CETTE ROUE, SEIGNEUR

A
Anja
30 septembre 2026
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Illustration

### Témoignage vécu — août 2025

Je veux garder cette histoire par écrit.

Non pas simplement parce que je veux me souvenir d'un problème mécanique parmi tant d'autres dans ma vie, mais parce qu'au milieu de cet événement, j'ai vécu quelque chose qui m'a profondément marqué.

Avec le temps, beaucoup de choses que nous vivons s'oublient. Les détails disparaissent, les émotions s'atténuent, et parfois même nous oublions ce que Dieu nous a fait comprendre dans certaines situations.

Alors je veux écrire celle-ci.

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## Le départ

Le dimanche 24 août 2025, j'avais une location transfert Tana → Foulpointe avec une voiture.

Comme je devais être au rendez-vous très tôt le matin, vers 4 heures, à Ankadilalampotsy, j'avais choisi de dormir dans la voiture la veille, sur un parking proche du Total By-Pass.

Avant de partir, une chose était déjà dans ma tête : vérifier et resserrer la roue arrière droite.

J'avais démonté cette roue le samedi après-midi.

Mais c'est précisément là que se trouvait mon erreur.

Je resserrai les écrous alors que la voiture était encore posée au sol. Je pensais avoir suffisamment serré.

Mais avec le recul, je sais que j'aurais dû lever la roue pour effectuer correctement le serrage et le contrôle.

Je suis parti.

Et je n'imaginais absolument pas ce qui allait arriver.

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## Trois goujons cassés

Sur la route, ce n'est pas le serrage de la roue qui occupait principalement mon esprit.

C'était plutôt le frein.

Le freinage n'était pas bon et je pensais surtout à cela.

À un moment, dans une descente et un virage, j'ai été surpris par un ralentissement. Si je n'avais pas utilisé le frein à main en même temps que le freinage et le braquage, j'aurais probablement percuté le véhicule devant moi.

Mais nous avons continué.

Après Brickaville, j'ai commencé à entendre un bruit étrange.

Pendant un instant, j'ai pensé que le pneu était crevé.

Je me suis arrêté sur le côté.

Et là, j'ai découvert que le pneu n'était pas crevé.

**Trois goujons de roue étaient cassés.**

Deux écrous avaient disparu.

Il ne restait donc qu'un seul écrou qui retenait encore la roue.

J'ai alors pris des écrous sur une autre roue pour les mettre ici, puis j'ai resserré.

Nous sommes repartis.

Et nous sommes finalement arrivés à Foulpointe vers 19 heures.

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## Une réparation toujours repoussée

Le lendemain matin, vers 3h30, je suis reparti de Foulpointe vers Tamatave.

Je n'ai pas vraiment mesuré ce que signifiait continuer avec trois goujons cassés.

Je me suis simplement dit que j'allais régler le problème à Tamatave.

C'était prévu : acheter la pompe centrale de frein, regarder les goujons et remplacer ce qui devait l'être.

Mais la réalité ne s'est pas déroulée comme prévu.

Le vendredi 29 août, j'ai finalement réussi à monter la nouvelle centrale de frein.

Mais les goujons n'ont toujours pas été remplacés.

La réparation semblait devoir prendre beaucoup de temps.

Alors j'ai laissé les trois goujons cassés en place et j'ai simplement resserré.

J'ai même ajouté du silicone.

Aujourd'hui, avec le recul, je reconnais clairement que ce n'était pas la bonne réparation.

Et je ne veux pas cacher cette partie de mon témoignage.

**J'ai fait des erreurs.**

Je ne veux pas raconter cette histoire comme si j'avais été parfaitement prudent et que Dieu avait simplement décidé d'intervenir.

Non.

Il y avait aussi mes négligences, mes mauvaises décisions et mes limites humaines.

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## Puis tout s'est encore compliqué

Le même vendredi, alors que je devais faire une réunion avec un collaborateur freelance, un autre problème est apparu.

La tige qui actionne l'embrayage en bas a sauté.

J'ai essayé de réparer, mais je n'ai pas réussi à terminer avant la réunion.

J'ai donc laissé cela momentanément.

Après la réunion, j'ai repris la route.

Et j'ai remarqué que l'embrayage montait beaucoup et commençait à patiner.

Je me suis arrêté.

J'ai réglé la pédale.

Et finalement, ça a fonctionné.

Je suis arrivé à l'hôtel où logeait le client à Foulpointe.

J'ai chargé les bagages.

Puis j'ai dormi.

Le lendemain, samedi 30 août, je suis reparti vers 3 heures du matin.

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# Deux goujons seulement

Une fois arrivé vers Tamatave, j'ai commencé à entendre à nouveau un bruit du côté de la roue.

Je voulais m'arrêter pour prendre une photo devant l'inscription « Miami » de Tamatave.

C'est à ce moment-là qu'un passant m'a dit :

> **« Ramose, tsy miseri tsara pneu anao. »**

> *(Monsieur, votre pneu n'est pas correctement fixé.)*

Je suis allé regarder.

Et là...

**Un autre goujon venait de casser.**

Il ne restait donc plus que **deux goujons** pour tenir la roue.

Deux.

Normalement, il y en avait six.

Et nous étions chargés.

À cet instant, je n'étais plus dans la même disposition d'esprit.

J'avais peur.

Une vraie peur.

Parce que je savais ce que cela signifiait.

Si ces deux derniers goujons cassaient, la roue pouvait partir.

Et si la roue partait à grande vitesse, je n'avais aucune envie d'imaginer la suite.

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# Alors j'ai prié autrement

La prière faisait déjà partie de ma vie.

Dans beaucoup de situations, je prie.

Mais cette fois, ma prière était différente.

Je savais que je ne pouvais plus faire semblant de maîtriser la situation.

Alors j'ai simplement demandé à Dieu :

> **« Tompo ô, ampitombohy ny finoako. »**

> *(Seigneur, augmente ma foi.)*

>

> **« Asehoy amiko ny voninahitrao sy ny fahefanao. »**

> *(Montre-moi Ta gloire et Ton autorité.)*

>

> **« Aoka Ianao no hitana an'io pneu io. »**

> *(Que ce soit Toi qui tiennes cette roue.)*

>

> **« Aoka ho tonga soa aman-tsara izahay. »**

> *(Fais que nous arrivions sains et saufs.)*

Je ne demandais pas que tout soit facile.

Je demandais que Dieu tienne ce que moi-même je ne pouvais plus tenir.

Et nous sommes repartis.

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# Chaque kilomètre devenait une raison de remercier Dieu

Nous avancions.

Chaque fois que nous avions parcouru une longue distance, je remerciais Dieu.

Parce qu'une pensée était devenue très forte dans mon esprit :

> **« Tsy ny heriko na ny fahaizako no mitazona an'ity fiara ity. »**

> *(Ce n'est pas ma force ni mes compétences qui maintiennent cette voiture.)*

Je sentais que je devais dépendre de Dieu.

Nous avions prévu de passer Brickaville, puis à Antsapanana pour manger.

Et je me suis dit :

> **« Rehefa tonga Brickaville aho dia hijery an'io indray. »**

> *(Quand j'arriverai à Brickaville, je vérifierai encore cette roue.)*

Mais nous n'y sommes jamais arrivés.

À environ cinq kilomètres de Brickaville...

**les deux derniers goujons ont cassé.**

Tous les goujons étaient désormais cassés.

Et pourtant...

**la roue est restée là.**

La voiture n'est pas partie dans un accident.

Je suis encore parvenu à contrôler le véhicule et à me mettre sur le côté.

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# C'est là que je me suis souvenu de ma propre prière

Quelques instants auparavant, j'avais dit :

> **« Aoka Ianao no hitana an'io pneu io. »**

> *(Que ce soit Toi qui tiennes cette roue.)*

Et maintenant, les six goujons étaient cassés.

Mais la roue était toujours là.

Je ne veux pas prétendre expliquer mécaniquement chaque détail de ce qui s'est passé.

Je sais qu'une roue peut rester en place pour différentes raisons selon la situation mécanique.

Je sais aussi que certaines choses auraient pu très mal finir.

Mais ce que **moi**, personnellement, j'ai vécu à cet instant, c'est ceci :

**j'ai reconnu la main de Dieu dans ma protection.**

Ce n'était pas une démonstration scientifique.

C'était un témoignage de foi.

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# Même le cric est tombé

L'histoire ne s'est pourtant pas arrêtée là.

Nous avons passé environ une heure à gérer la situation.

À un moment, le cric, qui était déjà un peu instable, a glissé.

La voiture est descendue.

Et j'ai été légèrement blessé à la main.

Mais il y avait encore quelque chose d'étonnant : le cric est tombé alors que nous étions en train de remettre la roue, et le pneu lui-même a encore joué un rôle dans le maintien de la voiture.

Une autre situation où les choses auraient pu être bien plus graves.

J'ai continué.

J'ai acheté des goujons.

Ils étaient un peu petits et il a fallu faire une adaptation.

Nous avons finalement réussi à remettre la roue.

Et même après cela, j'ai encore vérifié.

Le goujon semblait se desserrer.

Je resserrais.

Il bougeait encore.

Je resserrais encore.

Finalement, j'ai serré très fortement.

Cette fois, il ne bougeait plus.

Et nous sommes repartis.

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# Nous sommes arrivés

Et finalement...

**nous sommes arrivés sains et saufs.**

Pas parce que tout s'était déroulé parfaitement.

Tout avait justement été compliqué.

Freins.

Embrayage.

Goujons.

Roue.

Cric.

Peur.

Fatigue.

Erreurs.

Mais nous sommes arrivés.

Et c'est pour cela que j'ai voulu écrire cette histoire.

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# Ce que je retiens

La première réaction humaine pourrait être :

> « Heureusement que ceci n'est pas arrivé. »

Puis :

> « Heureusement que cela ne s'est pas produit. »

Et ainsi de suite.

Mais ce n'est pas ce que je veux retenir principalement.

Je pourrais passer mon temps à me dire :

**« Heureusement que la roue n'est pas partie. »**

**« Heureusement que le véhicule ne s'est pas renversé. »**

**« Heureusement que le cric n'est pas tombé plus tôt. »**

Oui.

Tout cela est vrai.

Et je dois évidemment apprendre de mes erreurs.

Je dois devenir plus rigoureux.

Je dois vérifier correctement mes roues.

Je dois réparer réellement ce qui doit être réparé.

Je dois prendre moins de risques.

Mais derrière tout cela, il y a quelque chose que je veux davantage conserver dans ma mémoire :

# **DIEU ÉTAIT LÀ.**

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# Je ne veux pas apprendre la mauvaise leçon

Je ne veux surtout pas conclure :

> « Puisque Dieu m'a protégé, je peux prendre des risques. »

Non.

Ce serait complètement manquer la leçon.

La foi ne remplace pas la prudence.

La prière ne remplace pas la responsabilité.

Et la protection de Dieu ne doit jamais devenir une excuse pour recommencer volontairement les mêmes erreurs.

Au contraire.

Cette histoire m'apprend à être **plus responsable** tout en étant **plus dépendant de Dieu**.

Je peux travailler sérieusement.

Je peux apprendre la mécanique.

Je peux contrôler mon véhicule.

Je peux anticiper.

Je peux faire tout ce qui est humainement possible.

Mais malgré tout cela, je ne suis jamais maître de tout.

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# La vraie raison de prier

Je ne crois pas que la raison principale de prier soit :

**« Seigneur, fais en sorte que je n'aie jamais de problèmes. »**

Parce que les problèmes existent.

Les épreuves existent.

Les erreurs existent.

La fatigue existe.

Les difficultés existent.

Même une personne qui aime Dieu peut traverser des choses très difficiles.

Alors pourquoi prier ?

Pour apprendre à reconnaître que nous ne sommes pas Dieu.

Pour remettre entre Ses mains ce que nous ne pouvons pas contrôler.

Pour recevoir la force de continuer.

Pour garder la foi quand la peur nous dit que tout est impossible.

Et parfois...

pour regarder en arrière après l'épreuve et dire :

**« Seigneur, maintenant je vois que Tu étais avec moi. »**

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# Cette histoire restera pour moi comme un rappel

Je veux me souvenir de cette journée.

Pas seulement de la voiture.

Pas seulement des goujons.

Pas seulement de la peur.

Mais de cette phrase :

> **« Aoka Ianao no hitana an'io pneu io. »**

> *(Que ce soit Toi qui tiennes cette roue.)*

Et lorsque je repenserai à cette histoire dans quelques années, je veux me rappeler ceci :

**Je ne suis pas invincible.**

**Je ne contrôle pas tout.**

**Je peux faire des erreurs.**

**Je peux avoir peur.**

**Je peux être dépassé par une situation.**

Mais je peux toujours me tourner vers Dieu.

Et Lui faire confiance.

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# CONCLUSION

Alors voici ce que je veux conserver de cette expérience :

**Minoa an'Andriamanitra.**

*(Crois en Dieu.)*

**Matokia Azy.**

*(Fais-Lui confiance.)*

Pas parce que croire en Dieu signifie que tu ne connaîtras jamais les épreuves.

Pas parce que prier signifie qu'aucune difficulté ne viendra.

Mais parce que lorsque l'épreuve arrive, **tu n'es pas seul.**

Et lorsque tu regardes en arrière, tu peux parfois découvrir que là où tu pensais ne plus pouvoir avancer...

**Dieu te portait déjà.**

Je remercie Dieu pour cette journée.

Je Lui demande aussi de me donner la sagesse de tirer les bonnes leçons de mes propres erreurs.

Parce que la foi ne consiste pas seulement à dire :

**« Dieu m'a protégé. »**

Elle consiste aussi à pouvoir dire :

**« Seigneur, apprends-moi à mieux vivre après avoir été protégé. »**

Et pour moi, cette histoire restera comme un rappel :

> **Je peux perdre le contrôle de beaucoup de choses.

> Mais je peux remettre ma vie entre les mains de Celui qui ne perd jamais le contrôle.**

**Isaorana anie Andriamanitra.**

*(Que Dieu soit loué.)**

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